Red - Assari
Redouane ASSARI (RED1)
ASSARI Redouane Pseudonymes : Red 1, RedOne, Red ( certains ont cru y voir une allusion politique, il n’en est rien, c’est juste un jeu de mots qui m’a été inspiré un jour dans une station de métro par l’affiche du film de guerre de Samuel Fuller «The Big Red One», surnom de la première division aéroportée de l’US Army. Et puis les Ferrari sont rouges. ) Né le 5 Juin 1952 à Alger (à Bab El Oued), l’année ou un quasi homonyme, Ascari, apportait à Ferrari son premier championnat mondial. Septembre 1963 : Mon frère ramène à la maison le dernier Spirou ! Il y avait QRN sur Bretzelburg dessiné par mon idole, André Franquin et aussi Tillieux , Jijé, Hubinon, Roba et tous les autres dessinateurs du meilleur journal de BD de tout les temps. Surtout je me passionne pour la rubrique auto de Starter dessinée par Jidéhem (un élève de Franquin) qui sera mon maître en ce qui concerne le dessin de voitures. Septembre 1964 : mon père me donne 2,50 dinars pour acheter l’Auto-Journal. Je me trompe et j’achete L’automobile. J’y découvre les Grands Prix de formule 1 et je les suis depuis lors. Pendant les vacances je dessine des centaines de voitures de course d’après photos, à la Jidehem, ce qui me permet d’assimiler à fond sa technique. Je me découvre une passion pour les voitures de sport des années 1952-53 bien avant la mode rétro et j’ai un mal de chien à trouver dans des revues ou chez les bouquinistes des reproductions de la Jaguar type C, de la Ferrari 212 Export ou de l’Alfa-Romeo 6C 3000 CM. J’essaie de les reconstituer par le dessin (je me souviens meme avoir gardé longtemps des bouts de pages déchirées d’un numéro de l’Automobile que j’avais trouvé dans un terrain vague). Alors que je ne dessine que des voitures on me propose de faire des BD pour le journal de M’Quidèch dans les pages duquel je débute en Mars 1969 (j’illustre une rubrique de vulgarisation sur l’éclairage en compagnie de notre regretté ami Brahim Guerroui qui débutait en même temps que moi). Peu après je commence une série qui pour moi ne sera qu’un pretexte pour dessiner des voitures en compagnie de personnages sans consistance : le héros Alilou et le méchant Si Grelou (c’est ma mère qui a trouvé les noms, c’est dire si ça ne m’inspirait pas). Conscient de mes faiblesses je travaille systématiquement le dessin de Franquin et je parvient en deux ans à un niveau honorable. Mes camarades me reprochent de plagier Spirou, mais je n’ai aucune ambition. Mon seul but etant la voluptée de me rapprocher le plus possible de la patte de Franquin qui me met littéralement en transe. 1973 : M’Quidèch s’arrête. Je ne fait plus de BD faute de support. 1975 : Je découvre enfin un dessinateur capable de rivaliser avec Franquin : c’est le Mœbius du Bandard Fou (!) 1979 : Je suis diplômé de l’école dentaire d’Alger (j’ai trainé en route parce que je suis déprimé : je ne vois aucun avenir dans l’Algerie où les idées en cours me paraissent désespérément stupides, d’autant plus qu’elles ouvrent la voie aux débrouillards et petits malins de tout acabit). 1983 : Prix Caran d’Ache décerné collectivement aux dessinateurs algériens à Lucca. 1990 : Après avoir participé à la plupart des tentatives avortées pour relancer la BD en Algérie, et bien que je ne produise plus grand-chose depuis dix sept ans je suis un des invités algériens du festival de Lucca. 1990 : J’arrête mon activité de dentiste. Je m’occupe de la cellule de communication sociale à l’Institut de Santé Publique à Alger avec des moyens de misère. 1992 : Avec la libéralisation de la presse j’obtiens un certain succès en illustrant la une du Jeudi d’Algérie puis en 93 je travaille pour l’Opinion. Chroniques diverses autour des programmes télé et dessin de presse. 1994 : Aux pires moments de la guerre civile, je me retrouve par hasard à Paris. Dans les quinze jours qui suivent, des amis me convainquent de ne pas rentrer. Nous sommes tous persuadés que l’horreur ne fait que commencer. Je m’installe comme artiste indépendant et je découvre les cotisations URSSAF ! Depuis, j’ai collaboré avec une vingtaine d’agence de communication pour des clients comme le PMU, Peugeot, Citroën, 3M, Warner & Lambert, CIBA, France-Telecom, Bosch, Ferodo, IBM, Findus, Telma, Epson, RATP, l’Agence de la Francophonie, Rank Xerox,ADP-GSI et dans la presse spécialisée avec Micro-Hebdo. 5-6 Juin 1998 : j’assiste aux 24 Heures du Mans !